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...Amadeus *****: La maliosa, seducente voce del violoncello intrigò non poco Vivaldi: dopo gli oltre 200 Concerti per violino e dopo i 39 per fagotto spuntano i 27 per violoncello nel catalogo del "Prete Rosso". In pratica, la "medaglia di bronzo" nel podio della sua produzione concertistica: composizioni che all'epoca non conoscevano rivali per quantità e, almeno fino ad Haydn, per qualità. I cinque lavori di questo cd (Rv 410, 418, 424, 413 e 401, composti attorno al 1723) testimoniano bene l'alta fattura del dialogo fra orchestra e solo che del violoncello coglie l'anima riflessiva e melanconica ma anche svela l'agilità più virtuosistica. Un'agilità ardua e non proprio costituzionale allo strumento, da rendere con spigliata snellezza. Lo fa bene, con mordente, la giovane Sol Gabetta, violoncellista argentina di origine franco-russa che per la prima volta, monta corde di budello sul suo prezioso Guadagnini del 1759 e impugna un archetto barocco. Per ammissione della stessa interprete, suonare il proprio violoncello accessoriato "all'antica" significa reimparare a conoscerlo. Articolazioni, dinamiche, agogiche: tutto nuovo, da soppesare in modo diverso. A guidarla nell'avventura, che meriterebbe di avere un seguito dato il talento della solista 26enne, gli esperti Sonatori de la Gioiosa Marca: solidi e rassicuranti partner che ben conoscono gli strumenti d'epoca, l'estro e la retorica vivaldiana. Il risultato è notevole. Persuasivo persino nell'impavida trascrizione del Concerto per violino Rv 365 e nel celebre Inverno delle Quattro Stagioni. (Amadeus, novembre 2007) ...Für diese Vivaldi-CD musiziert sie erstmals mit Darmsaiten und Barockbogen. So wirkt ihr Ton selbst in virtuosen Passagen leicht und silbrig. Stark auch die langsamen Sätze, feinnervig begleitet vom Sonatori-Team. Man höre das betörend melancholisch hingezauberte Adagio aus RV 401 - Barock und Blues liegen hier ganz nah beieinander. (Audio, november 2007)
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...Diapason d' Or: Venise, 1712. La foule ses presse aux fêtes de saint Antoine. Un jeune violoniste flambloyant se donne en spectacle devant un auditoire en pâmoison. Les Sonatori, pour leur troisième disque vivaldien, nous révèlent un Prêtre Roux au bord du scandale. Giorgio Fava, mentor des Sonatori, qui signe le remarquable texte de présentation, nous convie à un festin des plus exotiques, où le mets de choix est un Vivaldi méconnu et stupéfiant: le jeune virtuose du violon, dont les soli faisaient se pâmer l'auditoire des solennités dont il était l'attraction. On s'ébaudit volontiers, peu soucieux d'exactitude chronologique, devant les prestations restées fameuses des Veracini, Locatelli ou Tartini, en oubliant que celui qui les fit rêver, dix ans auparavant, dès 1710, suscitant vocations et jalousies, était l'élève surdoué de papa Giovanni Battista, Don Antonio, qui réinjecta en Italie du nord le virus du violon virtuose avant tous les autres. Vivaldi fut le vrai successeur de Walther, dont il reprend (inconsciemment?), dans son RV 208 certains tics d' écriture du scherzo al imitatione del cucù. Voici, enfin! pour la première fois restituée, la page fondatrice de ce répertoire, le RV 212 de 1712, joué pour la fête de la translation de la langue de saint Antoine de Padoue. Patiente reconstitution, à partir de manuscrits endommagés ou incomplets. Magnifique Grave en style récitatif rhapsodique. Cadence inouïe du Finale qui atteint sans complexe la douzième position. Une totale frénésie embrase d'ailleurs l'ensemble de l'Allegro. Carmignola, techniquement prodigieux, est d'une précision époustouflante. Le violon est narcissique et démonstratif. Performance gratuite? Certes. Vivaldi invite au spectacle, se donne en spectacle. La cadence qui monte à des hauteurs faramineuses vient tu théâtre. Vivaldi, déjà, scandalise et fascine. Virtuose alla moda, il le fut avant tous les autres. Autre révélation de ce programme passionant, le Largo du Concerto in due cori RV 581, reconstitué à partir du propre matériel joué par Anna Maria, l'élève favorite. Son style ornemental malaxe les formules rythmiques, cultive les harmonies impossibles, défigure sans vergogne des phrases mélodiques que l'interprète moderne oserait à peine toucher. Jamais condensé de technique vivaldienne ne fut réuni avec semblable éloquence, maîtrise parfaite de l'instrument et accompagnement acerbe et engagé. Une réalisation capitale. (ROGER-CLAUDE TRAVERS)
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