
...The Sonatori di Treviso, in company with Carmignola's violin, aroused enthusiasm in their Vivaldi. In this follow-up to a previous disc entitled Balli, Capricci, Stravaganze, two intuitions are seen to be confirmed: firstly that their magic did not lie only in Carmignola, secondly that they are able, equally happily, to tackle another less familiar repertoire, that of Venice at the beginning of the 17th century. There is no unnecessary exhibitionism or exaggerated dramatics here: the Sonatori prefer faultless cohesion, rich sonorities, an astounding virtuosity that is always apt; ...There is constant attention to the subleties of the scores, with a succession of unexpected and precise scenes and an impressive art of rhetoric. Throughout the programme (excellently expounded in the printed note) surprise abound. From the start, the velvet sonorities (the chitarrone....) in a canzone by Rovetta; the astonishing and subtle alliance of the timbres of two violins and a viol in another canzone by the same composer; the antiphonal construction of a trio sonata by Fontana; the imitative brass fanfare of a sonata by Castello; the admirable echo of another sonata for three violins by Marini... Quotations should be made of all the pieces, which reveal a goldsmith's precision in bowing and which link contrasts with flexibility rather than emphasising the breaks. Each ornament thus takes its place naturally and logically. The Sonatori do not show off, they speak quite simply, but a language of perfect rethoric. (Sophie Rougol) GOLDBERG Maggio 1999
...Ah le 17e! Que de richesses encore cachees tous ces ensembles vont-ils pouvoir nous reveler. Celui-ci s'etait fait connaitre notamment par ses enregistrements Vivaldi. La musique italienne leur reussit decidement fort bien. Alors certes, ces pieces ne sont pas toutes des concertos du Padre Rosso, mais nottament les 2 pieces de Marini sont de pures merveilles. Le Pass'e mezzo laisse les 2 violons virevolter de facon lanscinante sur cette basse obstinee qu'on ne peut s'empecher de chanter. Et le milieu chromatique qui s'etire avec des sons purs se chevauchant, larmoyant, d'une beaute a pleurer. Et la fin virtuose, echevelee... un regal. La prise de son Divox n'est pas pour rien dans cette reussite de ce CD magnifique et bien rempli. J'en reprendrais bien pour mon dessert. REPERTOIRE
...La phalange vénitienne d' instruments anciens des Sonatori avait révolutionné la discographie vivaldienne. Avec cet impressionnant récital consacré aux sonates et canzone publiées à Venise à l' aube de l' ére baroque, elle s' inpose désormais dans un répertoire qui ne lui était pas vraiment familier. Outre la cohésion impeccable jusque dans la virtuosité la plus profuse ( époustoufflante Sonata XV de Castello), les sonorités amples et chaleureuse, on admire ici l' articulation raffinée d' une extrême variété mais jamais démonstrative: staccato nerveux et volubile, delicat tremolo ( Sonate a 3 de Turini ), et même généreux legato pour les moments de grande intensité lyrique. Mais plus que la prouesse technique, c' est l' interprétation qui impressionne par sa fogue et son intensité émotionelle, et par son attention scrupuleuse aux innombrables effects dramatiques que recélent ces musiques si avides d' expression: les subits changements de tempos et de rythmique, les dissonances inattendues et les réferences choréographiques sont soulignés avec art et intelligence, pour former une véritable leçon de rhetorique, tout en contrastes et en surprises délicieuses. (Denis Morrier) DIAPASON Marzo 1999.