
...Die Platte des Monats – Alte Musik Aktuell, Marzo 2000: Nun sollte die Musikalität bei der neuen Einspielung "Concerti della natura" zu wünschen übrig lassen, munkelte man. Nichts davon. Besser denn je sind sie! Gereifter, geschlossener, voller Energie und überquellender Musikaität. Bei jeder Sekunde dieser Aufnahame gewinnt man den Eindruck, dass man sich monatelang genau mit diesem Takt, mit dieser Phrase, dieser Linie beschäftigt hat. Alles klingt souverän und absolut logisch. Spannung von Alpha bis Omega. Das ist eine der geschlossensten Interpretationen, die ich kenne. Und die beste der Sonatori. Und die beste derzeit mit diesen Kompositionen. Sie wollen ein Beispiel? Erinnnern Sie sich an Ihren Besuch damals Venedig? Es ist Nacht, kurz vor Mittelnacht. Sie stehen an der Vaporetto- Station "S.Marco" und Ihr Blick gleitet hinaus auf den Bacino di San Marco, Richtung S.Giorgio Maggiore. Der Mond spiegelt sich im ruhigen Wasser. Und sie können den Frieden atmen, ia ihn beinah greiften. Völlig gelöst und innerlich völlig ausgeglichen stehen sie da "La Notte". Die Nacht. Dieses Gefühl beschleicht mich, nein überwältigt mich sofort nach den ersten Takten des Concerto g-moll RV104. Genau das ist "La Notte" in Venedig - ruhig, friedlich, harmonisch und leise. Bei "La Caccia" beispielsweise klingt es anders. Hier gibt es eine Jagdszene (3.Satz Allegro) bei der man fast zu galoppieren scheint. Nicht den scharfen Galopp, sondern den verhaltenen. Hic est!!! (ROBERT STROBL)
...Cette anthologie donne une idée très claire des voies de recherche vers lesquelles doit s'acheminer désormais l'exploration du catalogue vivaldien. Les forages verticaux systématiques à la recherche d'inédits ne seront plus bien longtemps fructueux. Encore quelques volumes Naxos de concertos pour violon, quelques opéras, des récitals d'airs, cinq compacts environ de pages oubliées, et la messe aura été dite. Alors, repus, nous pourrons, enfin, nous intéresser à l'étude transversale de l'¦uvre, aux connexions entre l'inspiration théâtrale et son parallèle instrumental, à l'évolution chronologique du langage, sources inépuisables d'inspiration. Les choix thématiques subtils de Giorgio Fava, mentor des Sonatori, montrent dès à présent la voie juste à suivre. Personne, avant lui, n'avait imaginé réunir les versions da camera pour archets de " La notte ", " Il gardellino " ou " La pastorella ". Sans la palette de couleurs charriée par la flûte, le hautbois ou le basson, ces petits concertos à programme, pensait-on, ne pouvaient pas briller. C'était méconnaître l'infaillibilité vivaldienne en matière de timbres. Sous l'archet de Carmignola, qui avale avec chic les ornements joliment écrits par Fava, " Il gardellino " reste un délicieux tableautin gazouillant, fin et élégant, tout aussi pimpant qu'à la flûte. Vivaldi, très probablement, composait avec le violon sous le menton, pour tester les formules fraîchement découvertes. Beaucoup de poésie dans " La notte ". Truculente " Pastorella ", verte, joyeuse et ludique, mais jamais vulgaire. Délicat Largo avec pizzicatos et cordes pincées. vagues d'écume réalistes pour " La tempesta di mare ", heureusement extraite du carcan de l'Opus 8. Mais sans outrance théâtrale. La charpente légère à un instrument par partie est convaincante. La maîtrise virtuose de Carmignola dans le technique " Rosignuolo " rejoint en performance les " Concerti per le Solennità ", de même periode. Le mouvement lent préservé à Ancone est une première discographique. Un sans-faute. (ROGER-CLAUDE TRAVERS, Diapason aprile 2000)
...In einer Besetzung von nur acht Musikern interpretieren sie die Werke mit vitalem Schwung und einem sehr facettenreichen Klang. Besonders hervorzuheben ist der Geiger Giuliano Carmignola, der als Solist in den Konzerten RV 90 und RV 335 bravourös die Vögel singen lässt. (FonoForum, luglio 2000)